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– Conf. (en français) : Peut-on domestiquer une oasis ?
donnée dans le cadre des rencontres « Tête-à-tête avec un chercheur »,
Musée de l’Homme, Muséum national d’histoire naturelle, Paris (France),
le 10 juin 2026 : 15h-16h.
– Site web de la conférence sur le site du Musée de l’Homme : https://www.museedelhomme.fr/fr/ren...
– Résumé :
Dans les déserts du Sahara et d’Arabie, les oasis rendent possibles, depuis des millénaires, l’installation durable et l’épanouissement de sociétés humaines. Elles ne sont pas de simples points d’eau bordés de palmiers, mais des milieux patiemment façonnés. Car vivre en oasis suppose d’agir sur le vivant. Domestiquer, au sens anthropologique, c’est engager, sur le long terme, un processus d’inclusion et de transformation d’espèces dans le monde humain. Le palmier dattier en offre un exemple emblématique : sa reproduction, son alimentation et sa protection sont orientées et régulées.
Mais la domestication n’est jamais acquise. Elle exige un entretien constant des relations entre humains et non-humains. À partir de là, je proposerai d’en changer l’échelle : et si l’oasis elle-même relevait d’une forme de domestication ? L’agroécosystème oasien — palmiers, cultures associées, sols, eaux et règles sociales — peut être compris comme le produit d’une domestication multiscalaire, où se transforment conjointement milieux et sociétés.
