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FORUM: Des questions qu’on se pose en ethnoécologie ? Illustrations oasiennes

Conf. (en français) donnée dans le cadre du séminaire « Anthropologie générale — À l’interface des sciences sociales et des sciences naturelles » coordonné par Charles Stépanoff, Andrea-Luz Gutierrez-Choquevilca et Claudine Cohen, pour « Paris Sciences et Lettres » Research University EPHE - EHESS - ENS, au Collège de France, le 19 janvier 2017, 17h-19h, Paris (France).

En réponse à :

6 juillet 2017 Touat, Gourara et Tidikelt…

Cher Idda Salem,

Oui, nous avons déjà été en relation épistolaire, je m’en souviens bien. Un jour, je viendrai dans les oasis de Touat, Gourara et Tidikelt…

Pour revenir à vos remarques, je suis bien d’accord avec vous : effectivement, il me semble difficile (en tout cas comme anthropologue) de ne pas toujours définir mes objets de recherche comme des articulations, entre des éléments du monde matériel d’une part et des pratiques et savoirs d’autre part. Dans votre cas d’une infrastructure, une foggara en l’occurence, elle n’a de sens que dans ce que les groupes sociaux peuvent en dire, peuvent la qualifier, en usent, la modifient etc.

Il existait évidemment un « programme initial » à son élaboration et sa construction (cela a créé un dispositif), puis une appropriation (physique ou non) de cet objet/système par les usagers (des dispositions), usagers qui non seulement changent au cours du temps, qui modifient leurs usages (et l’objet lui-même), mais aussi des usagers qui peuvent être divers à un temps « t » avec des objectifs qui peuvent diverger.

La patrimonialisation de la foggara aujourd’hui peut en effet sembler étrange si elle consiste à la « muséifier » (geler la forme d’un système adaptatif), mais sans doute existe-t-il des enjeux matériels et symboliques que j’ignore et sans doute que les promoteurs de cette patrimonialisation ne sont pas les seuls acteurs en jeu : il y a sans doute des « conflits » d’usages et de représentation sur cet objet foggara. Vous connaissez mieux la situation que moi.

Je me permets juste de vous indiquer un travail que j’ai produit sur cette notion de patrimonialisation qui pourrait vous intéresser : De Siwa au Caire, la fabrique du patrimoine se nourrit du désir des autres.
Bien cordialement,

Vincent Battesti - repondre message
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