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Étage des oliviers.

Vincent Battesti

- 12 octobre 2005. Liban nord. Matin.
Départ relativement tôt (8h 30) pour le nord du Liban. D’abord la côte, puis la montagne.

C’est vraiment un tout petit pays qu’on pourrait traverser avant de passer la cinquième vitesse. En moins de deux, en passant des check-points blancs et rouges vides, je me retrouve à Jbeil (Byblos). Une sorte de Sidi Bou Saïd au Liban. C’est mignon et bien rangé, comme le petit village modèle près de Tunis. Juste beaucoup de difficultés à se garer. Je fais sauter la visite du site archéologique, pfff… : vieilles pierres, vous ne me séduisez pas si tôt le matin. Mais c’est sûrement épatant comme site, je n’en doute pas. Les rues anciennes du souk sont nickel, jolies petites échoppes agréables, un peu trop musée sans doute… Le port de pêche est du même acabit, les églises aussi.

Voilà que ça recommence : comme l’an dernier, on me prend pour un Libanais au point de me demander, à moi, son chemin. Je trouve le mien jusqu’à une pâtisserie qui fait des drôle de pain en forme de paniers aplatis, que la vielle dame de la caisse me fourre de fromage fondant et de miel. Et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. J’ai eu la flemme de noter le nom, du coup j’ai oublié.

Rouler vers Trablous (Tripoli). Tripoli est une drôle de ville portuaire sans port. Sa fonction portuaire est diligentée à une autre ville adjacente, El-Mina la bien nommée. Grands immeubles, moderne, et ça continue visiblement de croître en front de mer, joli mélange, sorte de cadavre exquis architectural. À Tripoli même, immanquable (je ne l’ai pas manqué), le château de Saint Gilles (encore un croisé), mais les fondations originelles sont dues à un compagnon du Prophète et ce qui nous est visible principalement aux Mameloukes et Ottomans. Encore un empilement, c’est la règle dans la région. Pour une fois, je ne retrouve pas des tranches de colonnes phéniciennes en marbre dans les murs. C’est impressionnant pour ses volumes. À l’entrée, on m’a fournit un guide et une carte conçue par la municipalité. Ensuite, c’est un vrai jeu de piste (que je rate complètement) pour retrouver les monuments à voir dans la ville ancienne. Mais j’aime beaucoup ce souk, vivant, bordélique, des odeurs, des couleurs. Je fais une razzia de savons parfumés au khan el-sabun, mais ma guide dans ce marché du savon me dit qu’il y a les mêmes 400 sortes de savons à Versailles. Ah.

Je craque sur le jus de mûre, mais il est vraiment trop sucré, et il faut qu’il le soit sacrément pour que je m’en plaigne vu ma tolérance très large au glucose. Mais je ne le découvrirais que plus tard, sur la route : je n’ose le boire en public, public ici tout à fait musulman (sunnite) qui a priori jeûne. Il y a ici une ambiance de Syrie, et plusieurs fois il me faudra me convaincre que je suis bien dans une ruelle encombrée, mouvementée, du Liban. J’aime bien, mais il fait chaud. Et l’heure tourne mine de rien et si je veux grimper un peu sur les routes de la montagne, là, toute près…

- La suite par ici…

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Vincent Battesti, "Étage des oliviers." [en ligne], in vbat.org anthropoasis, page publiée le 12 octobre 2005 [visitée le 21 octobre 2017], disponible sur: http://vbat.org/spip.php?article218.
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